Laure de Lataillade

Directrice Générale du GESTE

La Directrice Générale du GESTE rappelle en quoi l’évolution du marché de la publicité digitale a conduit à faire évoluer le référentiel du label et quelles ont été les actions impliquantes et responsables des éditeurs.

Le Forum du CESP : Qu’est ce qui a motivé l’évolution du référentiel Digital Ad Trust ?

Laure de Lataillade : « Dès son lancement en janvier 2018, et face aux attentes de l’ensemble de l’écosystème, une dizaine d’éditeurs et régies médias se sont engagés pour que soit valorisée la qualité des offres éditoriales et publicitaires, dans un but bien précis : réorienter les investissements des annonceurs.
En trois ans, le marché de la publicité digitale a largement évolué, de nouveaux textes règlementaires sont entrés en vigueur (CNIL, projet loi climat…) et il devenait nécessaire de s’atteler à un nouveau référentiel prenant notamment en compte la qualité des contenus Premium, les bonnes pratiques liées à l’encombrement publicitaire ou encore à l’intégration de nouveaux formats de la Coalition for Better Ads. »

Après trois ans d’existence, quel est pour vous le principal apport du label Digital Ad Trust au marché de la publicité digitale ?

Laure de Lataillade : « Même si les éditeurs s’attendaient à ce que les sites labellisés soient davantage primés, un certain nombre d’annonceurs et d’agences ont pris en considération ce label dans leurs pratiques.
On peut ainsi donner l’exemple de GroupM qui a créé une marketplace programmatique spécifique dédiée à ces sites. Par ailleurs, la mise en place, par les éditeurs et leurs régies, d’actions impliquantes et responsables aura été particulièrement vertueuse pour leurs audiences.»