Jean-Baptiste Rouet

Président de la Commission Digitale de l’UDECAM et Chief Programmatic Officer de Publicis Media

Le Président de la Commission Digital de l’UDECAM et Chief Programmatic Officer de Publicis Media revient sur les efforts consentis par les éditeurs et rappelle que les agences médias se sont engagées à soutenir les sites qui font le choix du label.

Le Forum du CESP : Qu’est ce qui a motivé l’évolution du référentiel Digital Ad Trust ?

Jean-Baptiste Rouet : « Le référentiel était un projet très ambitieux dès le départ et a nécessité de gros efforts de la part des sites labélisés avec pour certains d’entre eux une diminution des inventaires monétisables notamment sur les critères de visibilité et d’expérience utilisateur. Les sites labélisés envoyaient donc un message fort à destination des annonceurs pour leur offrir un cadre de diffusion de grande qualité pour accueillir leurs campagnes.
Vague après vague nous avons collectivement constaté que certains process pouvaient être simplifiés pour alléger la charge des éditeurs tout en continuant de garantir un haut niveau de qualité bien au-dessus des standards. Compte tenu de la crise sanitaire et des mises en conformité suite aux dernières recommandations de la CNIL, nous avons collectivement validé ce nouveau référentiel en souhaitant qu’il attire encore plus de sites dans le label. »

Après 3 ans d’existence, quel est pour vous le principal apport du label Digital Ad Trust au marché de la publicité digitale ?

Jean-Baptiste Rouet : « Le label Digital Ad Trust a montré la capacité de résilience des éditeurs français, ces éditeurs qui produisent des contenus ou des services de grande qualité, et qui voient les plateformes absorber depuis plusieurs années une part grandissante des recettes publicitaires. Il était nécessaire d’agir ensemble pour une meilleure répartition de la valeur en apportant des garanties aux marques.
A l’UDECAM pour la deuxième année consécutive, les agences avec leurs clients se sont engagées à soutenir la qualité, la transparence et la responsabilité des sites labélisés dont la part de marché a progressé entre 2020 et 2019 malgré une année publicitaire très difficile. »