Eric Schnubel

Directeur Général IAB France

Le Directeur Général IAB France explique les raisons de l’évolution du label Digital Ad Trust qui a établi un référentiel de qualité, désormais déployé dans la plupart des pays européens.

Le Forum du CESP : Qu’est ce qui a motivé l’évolution du référentiel Digital Ad Trust ?

Eric Schnubel : « Plusieurs éléments ont motivé cette évolution. Une volonté de revoir la notion de Brand Safety en introduisant la notion de « by design ». C’est-à-dire pour les sites disposant déjà d’un statut ou d’un label éditorial particulier, du type SPEL (Service de Presse en Ligne) délivré par la Commission Paritaire des Publications et Agences de Presse par exemple, ou en adhérant aux principes du GARM (Global Alliance for Responsible Media), d’être considéré intrinsèquement « brand safe ».
Le second changement concerne la Fraude. Dans ce nouveau référentiel, le trafic invalide sophistiqué (SIVT), plus difficile à détecter, est maintenant pris en compte en plus du trafic invalide général (GIVT). Enfin, ce nouveau label prend en compte le contexte actuel plus tendu pour tous les acteurs en offrant la possibilité de fournir des chiffres sur une durée plus courte de 6 mois (par exemple, la mesure de la visibilité des campagnes) et en passant de 4 vagues trimestrielles à deux vagues semestrielles. »

Après 3 ans d’existence, quel est pour vous le principal apport du label Digital Ad Trust au marché de la publicité digitale ?

Eric Schnubel : « Ce label a permis d’établir un référentiel de qualité publicitaire. Il en existe d’ailleurs maintenant dans tous les principaux pays européens. Certains sites atteignent ce niveau de qualité, d’autres pas. Des différences existent donc. C’est important de le dire. Les agences et les annonceurs doivent le savoir et le prendre en compte. Ceux qui recherchent un certain standard de qualité savent où orienter leurs choix. Cette initiative d’auto-régulation des acteurs de l’écosystème a apporté la preuve, s’il en était besoin, de l’engagement des éditeurs labellisés et des principales instances professionnelles en faveur d’une publicité responsable et surtout respectueuse de l’internaute, le client final de toute la chaîne publicitaire. »